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Peuple noir: les Peuls Bororos « Wodabee »

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Selon des anthropologues chevronnés, il semblerait que les pasteurs de l’époque préhistorique  représentés sur les parois rocheuses soient les ancêtres des Peuls. L’ethnie peul s’est scindée en nomades et en sédentaires. Ceux qui pratiquent le nomadisme intégral sont appelés par les autres du nom des « Bororo » qui désignerait leur bétail: M’bororos. Eux-mêmes se nomment plutôt les « Wodabee » (« les isolés ») tandis qu’ils traitent de « mangeurs de grains » les sédentaires en général. Les Peuls sédentaires sont désignés les « Peuls de la Maison ».

Les Bororos se rencontrent sur des portions de territoire de plusieurs états: Niger, Nigeria, Tchad, Cameroun, Centrafrique, Kenya. Avant l’existence des frontières, ils déplaçaient leurs troupeaux vers le sud pendant les années de sécheresse. Depuis que les frontières sont devenues des obstacles aux migrations des troupeaux, les Bororos sont parfois limités dans leurs déplacements dans les régions où ils ont des puits ou des terres qui leur appartiennent. Aujourd’hui, les Bororos se retrouvent coincés entre les champs de mil des Haoussa et les puits et pâturages des Touaregs.

Les Peuls Bororos n’ont pas de hiérarchie, d’esclaves, d’aménokal. L’autorité ne se base pas sur la force ni sur les victoires guerrières; l’Ardo (chef de tribu) ne donne que des avis qui sont écoutés et non des commandements. Ils n’ont pas non plus points d’attache. Ils transhument continuellement dans les steppes du Sahel faites de graminées et d’épineux en petits groupes ou en famille. Ils n’ont pas de campement ou de tentes; leur « maison » est faite de branches d’épineux posées à même les herbes sèches.

Ils ne possèdent pas grand-chose: des calebasses et des canaris (récipients à col en terre cuite), quelques nattes, une corbeille qui renferme leurs fards, bijoux et amulettes. Leur seul bien est le troupeau qui se composent de « vaches », des boeufs à longues cornes métissés de zébus. Chaque vache a son nom et chaque bébé bororo reçoit à sa naissance le nom d’un animal en partage. Les Bororos vivent de leurs troupeaux qui leur procurent lait, beurre, fromage. C’est seulement à l’occasion des fêtes qu’ils sacrifient une bête pour la manger.

L’habillement quotidien est réduit au minimum: pour les hommes, une culotte-tablier de cuir, des sandales rudimentaires, parfois une chemise échancrée; pour les femmes, une robe simple et droite qui laisse les bras nus, un voile ou une coiffe qui ne cache pas le visage. Le tout en couleur sombre, souvent noire. Réfractaires à la sédentarisation et, par conséquent, au métissage avec d’autres ethnies, les Bororos ont conservé un type physique très pur qui détermine les critères de beauté de ce peuple. La beauté est importante pour les jeunes hommes bororos.

Un « vrai Bororo » a le corps mince et droit, le nez rectiligne, le front haut, de grands yeux, des cheveux lisses et des dents extrêmement blanches.

Les femmes doivent avoir les reins les plus cambrés possibles, les seins allongés étirés en longueur, la coiffure nouée en chignons successifs.

 

 

 

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