afriain de retour

L’homme, un maillon d’une très longue chaîne

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Dans toutes les religions qu’on qualifie de révélées, on soutient que l’être humain est le maître de la création. On insiste pour dire que toute la création a été faite pour lui. C’est pourquoi, il a et le droit et même le devoir de la soumettre. Pour ce qui concerne les religions judaïque et chrétienne en particulier, la chose ne souffre d’aucun doute on le voit dans la Génèse : en créant Adam dans le jardin d’Eden et en lui procurant Eve comme compagne, Dieu leur dit : « Unissez-vous et multipliez-vous. Remplissez la terre et soumettez-la. … ». A partir de ce moment, l’homme a été investi pour compléter la tâche de Dieu en tant que second après lui. Dans ces conditions l’être humain est un continuateur de l’œuvre divine en tant que son digne héritier. Dans une telle logique, l’homme peut tenter toutes les expériences si tant est qu’il est convaincu que cela peut l’aider à remplir la mission à lui confiée. L’homme occidental est  devenu entre temps l’adepte principal de la religion chrétienne au point qu’aux temps des Saint Louis, cette religion était devenue dans beaucoup de pays européens une religion d’Etat.

Depuis la révolution industrielle réalisée par l’Europe, l’Occidental chrétien a pour lui toutes les raisons d’agir comme il l’a fait depuis : utilisation dispendieuse de toutes les ressources terrestres puisque la terre et tout ce qu’elle contient est sa propriété, extraction à outrance des richesses des sous-sols au risque de les épuiser à brève échéance, perturbation de l’écosystème si cela peut contribuer à son « bonheur », pollution des cours d’eau et des mers détruisant les êtres aquatiques, création d’idées et d’idéologies manifestement en désaccord avec les lois naturelles comme l’approbation et l’instauration de la pédérastie et du mariages des lesbiennes dans de nombreux pays occidentaux, destruction et déshumanisation des pays dits de la « périphérie » ou « sous-développés », dans le seul objectif de disposer de leurs ressources naturelles, etc. La liste macabre des conséquences de la logique des religions dites révélées est longue, longue, longue !

Heureusement que face à cette façon tardive de concevoir les choses dont l’Occident est avec une partie de l’Asie, les principaux initiateurs et bénéficiaires, d’autres façons d’imaginer la création existent, tout à fait en opposition avec cette manière de penser et de vivre générée par ces religions.  En effet, et pour prendre le cas précis de l’Afrique, l’homme n’est pas le maître de la création. Il est un maillon d’une chaîne où chaque chose et chaque être est à sa place et se doit de jouer son rôle, rien que son rôle ! Cela ne signifie nullement que l’être humain soit dévalorisé, loin s’en faut. Il ne l’est pas plus que tout autre être ou toute autre chose dans la chaîne de la création. Chacun est indispensable dès lors qu’il occupe une place avec un rôle à lui dévolu. Et c’est parce que chacun et chaque chose joue correctement son rôle que l’ensemble du système se porte bien. Et la création dans son ensemble, au niveau de chaque système micro ou macro, confirme que la façon de penser de l’Afrique est plus proche de la vérité, ou du moins du salut de la création. Que ce soit l’univers dans son immensité, que ce soit le corps humain ou tout autre organisme, cette réalité se trouve toujours validée ! Les choses qu’on pourrait croire à première vue les plus importantes, sont toutes menacées lorsque l’une quelconque de celles qu’on pourrait qualifier de mineures se trouve manquante ou défaillante !

Il faut avoir l’intelligence de le soutenir donc : la nature et l’univers n’ont pas été créés pour être mis à la disposition de l’être humain. Il n’est pas assez sage pour cela.  « Le porc-épic est mort et voilà d’énormes soucis pour les charognards » soutient l’adage africain ! L’homme va-t-il devenir intelligent ou allons-nous inexorablement vers le gouffre ! Non ! à l’heure où les dangers issus de la conception d’un homme propriétaire de l’univers deviennent chaque jour plus nombreux et plus menaçants, il faut avoir le courage de soutenir que celle-ci est erronée. Une fois encore, notre salue devrait venir du côté d’idéologies comme celle soutenues par le  continent noir, par rapport à la création ! Cela est-il étonnant ? Ce continent n’est-il pas la mère de l’humanité ? Les Mossi du Burkina le disent bien : « Sur le dos de sa mère, de quoi le petit scorpion aurait-il peur ? » !


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