femmes noires

Quelle représentation se fait l’homme blanc de la femme noire ?

Partagez-le

Après enquête le verdict tombe tranchant comme le coutelas. Une noire ne pèse sur la balance de la séduction que par les fantasmes qu’elle suscite, et largement à cause des stéréotypes liés à sa couleur.

Yann Le Bihan chercheur au laboratoire de psychologie sociale de l’EHESS a fait la constatation suivante :

« J’avais remarqué que la femme noire exerçait une certaine attraction sur les hommes blancs de mon entourage. Je voulais comprendre pourquoi. Ensuite savoir quelle était la représentation associée à cette attraction, en me focalisant sur deux aspects : la fonction de la représentation et le rôle qu’y jouait le statut social. »

Yann Le Bihan a employé pour ce faire plusieurs méthodes complémentaires

Entretiens directs (association de mots)
Petites annonces piégées (même annonces avec 3 libellés différents dans 2 journaux au lectorat différent)

Femme noire de 26 ans
Femme blonde de 26 ans
Métisse de 26 ans

Introduire des variables a permis d’obtenir une base de comparaison et une grille d’analyse par rapport à la noire.

Les résultats sont désespérants, car ils établissent d’une manière formelle que les idées reçues et les stéréotypes ont la vie dure. La femme noire apparaît comme une femme de second choix, vers qui l’homme blanc se tourne lorsque tout autre choix est épuisé.

La femme noire se réduit aux yeux du blanc a un pur fantasme sexuel. Elle est réduite à une série de clichés aussi négatifs les uns que les autres. Elle en prend pour la couleur de sa peau. Une tendance qui s’est amorcée dès la phase des entretiens directs. A son évocation, la quasi-totalité des hommes interrogés avaient associé instantanément des mots « sexualité » « volupté » « sensualité » etc. à la femme noire. Toutes les descriptions données par les hommes blancs furent exclusivement centrées sur le corps de la femme noire.

Quant aux petites annonces elles ont correspondu aux caractères sexuels de l’intérêt porté aux femmes noires.

Sur les 3 annonces il y a eu 637 réponses

Blonde 241 soit 41%
Métisse 213 soit 33,4%
Noire 163 soit 25,6%

Le constat est le suivant :

Les hommes qui se sont intéressés à la femme noire sont loin de faire parti de la crème sociale ou de l’élite économique. Il s’agit ensuite d’hommes assez âgés par rapport à l’âge correspondant à celui de l’annonce ; en moyenne de plus de 43 ans à plus de 50 ans présentant des stigmates ou des handicaps physiques limitant leur charme et leur pouvoir de séduction, enfin tout ce qui compromet de pouvoir séduire une jeune femme de 20 ans leur cadette.

Ce qui inversement signifie qu’une femme noire ne suscite pas l’intérêt d’un jeune homme blanc de même classe d’âge, du même niveau social et économiquement à l’aise.

Autre triste constat, la femme noire a eu plus de réponse d’homme économiquement inactif, au chômage avec une proportion de divorcés plus élevé. Egalement de provinciaux ayant un capital économique plus faible et un statut social plus bas que la moyenne…Certains ont même indiqué rechercher une femme solide pour les travaux des champs…

Sur les critères de relations sérieuses et du mariage, si les blondes et métisses ont bien reçu des réponses à caractère nuptial, la femme noire en revanche a croulée sous les indécences d’ordre sexuelles…Ce qui recoupe les entretiens directs aux cours desquels elle était dépeinte comme :

- Voluptueuse
- Lubrique
- Sexuellement disponible…Etc

Comment les hommes blancs sont-ils arrivés à associer systématiquement femme noire et sexualité, voir perversité ?

D’après Yann Le Bihan l’explication se trouverait dans le stéréotype que véhicule les noirs d’une manière plus générale. Si l’homme blanc fantasme sur la femme noire, la femme blanche peut aussi avoir la projection fantasmagorique de l’étalon noir. Car homme et femme noir dans ce stéréotype sont tous deux dotés d’une sexualité débridée. On peut définir cette attitude comme liés aux aspects négatifs que représentent les stéréotypies. Mais aussi de préjugés négatifs pré-définis non fondés et dévalorisants. Ce qui nous mène à une attitude discriminatoire et raciste.

Pour moi malgré le dénie de la communauté scientifique qui voudrait plus de preuve et de la communauté banche en général ce racisme est bien ancré dans la société blanche même si n’est pas à fleurs de conscience le constat scientifique lui, le prouve. Car la réalité au quotidien montre cette tendance, et prouve que notre société n’a pas mis fin aux idées préconçues.

Source : Feobus Blog


Partagez-le

4 Commentaires

Page 1 sur 1
  1. avatar
    Dirk
    15 juillet 2013 at 02:03 ·

    Merci pour ces horribles clichés… Pour ma part je suis blanc, je ne suis pas un vieux, et ma femme est noire et du même âge que moi. Nous ne sommes pas spécialement économiquement à plaindre, et nous nous aimons depuis plus de 15 ans déjà. J’ai toujours été attiré par les brunes, et particulièrement par les femmes asiatiques ou les femmes à la peau mate. Cela ne m’a jamais empêché de trouver d’autres femmes charmantes parfois (blondes ou rousses). Lorsqu’on est joli, peu importe les origines : on reste joli !
    Quant au fantasme, où est le problème ? Certains fantasment sur les blondes, d’autres sur les rousses, d’autres encore sur les asiatiques, les petites, les grandes, les grosses, les femmes mâtures… Pourquoi pas les femmes noires ? J’ai envie de vous répondre « chacun ses goûts » ?!
    Je pense que vos constats concernent certainement des personnes peu éduquées, ou pas très évolués. Heureusement que tout le monde n’est pas comme vous tentez de le décrire. Et si certaines personnes sont limitées du bulbe… Tant pis pour elles !

    • avatar
      15 juillet 2013 at 02:55 ·

      avez-vous lu la phrase suivante: Yann Le Bihan chercheur au laboratoire de psychologie sociale de l’EHESS a fait la constatation suivante :

      « J’avais remarqué que la femme noire exerçait une certaine attraction sur les hommes blancs de mon entourage. Je voulais comprendre pourquoi. Ensuite savoir quelle était la représentation associée à cette attraction, en me focalisant sur deux aspects : la fonction de la représentation et le rôle qu’y jouait le statut social. »

      Puis la source de l’article c’est à dire sonn rédacteur d’origine (tout en bas de l’article)? Donc ne dites pas « VOUS » car la personne qui l’a publié n’a fait que partager un sujet qui nous concerne, en tant que noir, pour avoir un débat, un échange. ni plus ni moins…

      Et comme on dit: « Il n’y a pas de fumée sans feu… »

  2. avatar
    Bosson
    14 mai 2012 at 20:42 ·

    Moi je pense plutot que, c’est du à notre situation sociale dans le monde qui est a la base de tout ca.

    • avatar
      15 mai 2012 at 14:11 ·

      Vous n’avez pas tord mon cher! vous n’avez pas tord… On peut aussi dire que nous en sommes quelque part responsable.

Comments are closed.