explorateur blanc

Retrospective : 50 ans d’Indépendance ou de Tutorat. (1/3)

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CHAPITRE 1 : L’ETRANGER DEVENU MAITRE CHEZ SON HÔTE

Dans sa longue quête pour la découverte de voies de communication et de nouvelles routes maritimes marchandes, les explorateurs européens, financés par des rois, empereurs voire le Vatican lui-même, est allé toujours plus loin sur les mers comme sur terre. Sa connaissance de l’Afrique se limitait à l’Afrique du nord et aux légendes véhiculées par les commerciaux arabes venus de l’intérieur du continent noir. Il était question de mines d’or, d’animaux fantastiques, de terres vierges, de populations primitives et sauvages à civiliser par le christianisme et le travail… Mais très vite, après la découverte des Amériques et les massacres des populations indiennes, il fût question de trouver une main d’œuvre pour palier aux indiens refusant souvent de servir comme esclave pour les besoins agro-économiques des colons, nouveaux maitres des lieux

L’idée paru et fit son chemin très vite dans certains cercles de pouvoir que la main d’œuvre il y en avait et en abondance… en Afrique ! Les portugais et les espagnols furent les précurseurs. Sans oublier les arabes qui par leurs razzias importaient en masse vers l’Afrique du nord et la péninsule arabique, ceux qui à la base n’étaient que des porteurs, une fois ayant achevé leur mission en arrivant à destination étaient transformés par la force en esclave. Dans les champs, les fabriques, les palais et même en esclaves sexuels, comme semble-t-il cela se passera durant la traite négrière.

Pour civiliser un peuple est-il indispensable de briser sa volonté, de le dépouiller de sa culture ? D’en faire un sujet de curiosité, une bête de foire ? N’aurait-il pas été plus correct de le traiter avec respect vis-à-vis de ses coutumes et traditions ? L’humiliation est la technique la plus courante et commune à toutes les prétentions « civilisationnelles » : dont l’adage « diviser pour mieux régner »ou encore « briser la volonté par la faim » en résume assez bien l’essence de base.

En somme, il a fallu, briser, tuer, maltraiter, violer, déporter, forcer à travailler, transformer le chef de tribus, de clans, les guérisseurs en domestique ou esclave dans les champs. Les reines, impératrices, les princesses en concubines, servantes, trophées de guerre, esclaves sexuelles. Les rois en objet de foire, en roitelet captif mis en résidence surveillée.

Tout ceci a considérablement affaiblit la capacité de résistance et de regroupement des populations souvent livrées à elles-mêmes et au bon-vouloir et bon-faire des nouveaux maîtres… Qui pour asseoir leur pouvoir se sont livrés à une occidentalisation rapide et active de leurs nouveaux sujets. Cependant, ils n’ont jamais songé à guérir les blessures des cœurs et de la conscience collective noire… Une conscience qui après des décennies de silence, comme dans un mouvement de boomerang, reviendra à eux dans un mouvement que nulles techniques ayant servies à asservir les populations sous occupations jusque là, ne saurait arrêter… Le temps de l’émancipation allait commencer à poindre à l’horizon.



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